Dans les mondes d’Octavio

Un premier roman porté par l’écriture ciselée du Franco-Vénézuélien Quiconque s’est déjà aventuré dans les pages d’Alejo Carpentier, Julio Cortazar ou Gabriel Garcia Marquez aura le bon goût de se plonger au plus vite dans « Le Voyage d’Octavio ». Pour sa première expérience romanesque, Miguel Bonnefoy signe l’un des textes les plus surprenants de ces derniers mois. Au-delà de la saveur de réalisme magique que l’on retrouve glissée avec parcimonie au cours des tribulations du personnage principal sur les terres du Venezuela, le lecteur se retrouve entraîné par la langue de Miguel Bonnefoy. Son style avait déjà été remarqué l’année dernière, quand le natif de Paris élevé à Caracas avait reçu le prix du jeune écrivain de la langue française pour « Icare », une nouvelle. Toutaulongdesl30 pages de son roman où le mythe…